Cambodge (20 novembre 2017 – 29 novembre 2017)

Le passage de la frontière

Au départ le Cambodge ne faisait pas parti de notre parcours mais l’éruption du volcan Agung et la proximité d’Angkor nous ont fait changer d’avis.

La traversée de la frontière terrestre du Laos vers le Cambodge est une petite aventure en soi car parsemée de petites arnaques qu’il faut essayer d’éviter.

Ce qu’on pouvait payer :
– le prix du bus pour aller de notre halte aux 4000 iles jusqu’à la frontière : 7$ / personne,
– le tampon de sortie du Laos: 2$ / p,
– le visa du Cambodge : 35$ / p,
– le contrôle sanitaire : 1-2 $ / p,
– le tampon d’entrée au Cambodge : 1 $ / p,
– la commission de passeurs qui vous proposent de faire toutes les démarches à votre place (chauffeurs des bus transfrontaliers par exemple) : 2-3 $ / p.

Et le challenge, c’était de payer :
– bus: 3$ / p,
– tampon sortie: 0 $,
– visa : 30 $,
– contrôle sanitaire : 0 $,
– tampon entrée : 0 $,
– utilisation service d’un passeur : non => 0 $.
Pour la famille, cela représentait un écart d’environ 50 $, soit 2 jours de budget repas (ou 50 bières selon affinité).

On a presque tenu l’objectif. On a donné l’équivalent de 2 $ pour le tampon de sortie du Laos mais pour le reste on a tenu le coup.

C’était pas si compliqué en fait. D’une part, on savait à la lecture des blogs que c’était faisable.

D’autre part, on a passé la frontière en compagnie d’un sympathique couple de Français, également tourdumondiste, qui avait aussi dans l’idée de ne pas payer les backchichs.  Forcément, ça  a aidé.

Ça fait quand même quelque chose de dire « Sorry Sir, it’s 30$ » plusieurs fois à deux officiels militaires qui te réclament 35 $ par personne pour les visas. D’abord d’un ton assuré, puis poli mais ferme et enfin, au bout de la 5ème ou 6ème demande, d’un ton franchement énervé.

Ce petit poker menteur a duré 15-20 mn tout au plus mais c’était quand même chargé en émotions.

Siem Reap et Thierry

Siem Reap est la ville qui borde les temples d’Angkor. J’imaginais bêtement un village. Mais ça, c’était il y a 20 ans quand il y avait 40 000 visiteurs par an. Maintenant il y en a 2 millions (dont 650 000 chinois) alors c’est peu dire que la ville est en pleine croissance.

Au centre, les guesthouse remplies de backpackers venus voir Angkor et faire la fête. Et en périphérie les grands complexes hôteliers débordants de chinois et de japonais.

Siem Reap est assez sympathique en fait. Il y a son marché de nuit très animé, ses milliers de SPA où on peut se faire masser pour 1$, ses restaurants où on peut y manger du crocodile (pas mauvais), du serpent (bof), du scorpion (pas essayé) et sûrement du rat ou du chien (pas essayé sauf peut être à l’insu de notre plein gré).

On y a fait notre première expérience de « fish massage ». C’est marrant ce truc. Sûrement discutable d’un point de vue hygiène mais bon ….
C’est à Siem Reap qu’on s’est retrouvé avec Thierry. Un collègue de Valence parti 8 mois plus tôt pour traverser toute l’Asie à vélo. Il suivait notre parcours sur le blog et il a vu qu’on allait, par le plus grand des hasards, être synchronisés sur nos séjours au Cambodge. Un truc de fou.

 

Angkor

On était venu pour ça. On en attendait beaucoup et on n’a pas été déçu. Angkor, c’est du gros, du lourd. 200 temples érigés entre le 9ème et le 14ème siècle. L’intérêt réside justement dans le nombre de temples et la variété des styles architecturaux proposés. Chaque temple à son point fort :
Banteay Srei possède les plus belles sculptures ,
Banteay Samré, Ta Som et Ta Prohm s’intègrent dans la jungle et donnent un côté Indiana Jones / Tomb Raider à la visite,
– le Bayon impressionne avec ses sculptures monumentales,
Angkor Vat est magnifique, notamment au levé du soleil.

Battambang

Pour aller de Siem Reap à Battambang, il y a la possibilité de faire une jolie croisière qui traverse le lac Tonle.

Cette croisière permet de traverser plusieurs villages flottants et de beaux paysages. Par contre, elle est risquée au sens où on peut se retrouver à effectuer les 7 heures de voyage sous le cagnard et pas à l’ombre d’une toiture lorsqu’on n’est pas chanceux. Heureusement, cela n’a pas été notre cas.

Concernant Battambang. La ville n’a pas spécialement d’intérêt mais des guides locaux sauvent la mise en proposant d’aller découvrir des métiers pratiqués par les gens de la région.

On a donc partagé quelques moments avec, entre autre :

– une dame qui fait des paquets de cigarettes roulées depuis 50 ans,

– des personnes qui font des nouilles de riz,

– des fabricantes de galettes utilisées dans les rouleaux de printemps.

Bref, de quoi faire un bon petit reportage pour Jean-Pierre Pernaud.

 

Voilà pour le Cambodge qui a été étape courte mais bien sympathique et maintenant direction la Birmanie pour notre dernier mois en Asie.

4 réflexions sur “Cambodge (20 novembre 2017 – 29 novembre 2017)

  1. Pour le choix budget repas ou bière, j’étais sûre que t’aurais choisi bière, si en plus il y a un collègue ! Thierry dit qu’il fait des milliers de kilomètre mais en fait il rejoint les collègues pour une bière. Je reconnais ça en jette quand même je n’ose plus dire que je vais au V&B de Valence. 😊
    Sympa les villages flottants !
    Côté alimentation, je suis intriguée par la dernière photo à droite qui ressemble à un bras de poulpe sans ventouse enroulée et grillée ???? Qu’est ce que c’est ???? ce ne sont pas les pattes de riz quand même ? sinon Panzani n’a plus qu’à aller se coucher.
    Bonne continuation
    reah-trey suro sdei

    • En fait, y’a une photo avec un rat au 1er plan et une autre avec un serpent. Ce sympathique street food proposait donc du BBQ de rats ou de serpents.
      J’ai pris de son serpent et j’ai pas trouvé ça bon du tout.
      Autrement, ce sont bien des pâtes de riz dont on parle. Une fois le riz cuit, on le transforme en pâte en l’écrasant puis en pâtes :)
      Super pas bon lorsque c’est mangé sans assaisonnement mais OK dans une soupe ou quand c’est frit.

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