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Pérou (14 mars 2018 – 04 avril 2018)

C’est avec un physique de Sherpa que nous entamons notre périple au Pérou. En effet avec 3 semaines passées en Bolivie à près de 4000 m d’altitude, on a eu le temps de faire le plein d’EPO et de globules rouges ! Alors les 3400 m d’altitude à Cuzco, les 2400 m au Machu Picchu, c’est de la gnognotte pour nous. On aurait pu les visiter en courant sans s’essouffler.

Mais avant d’aller à Cuzco pour nous plonger dans l’univers des Incas, nous sommes restés encore quelques jours sur les bords du Lac Titicaca pour y découvrir une curiosité : les îles flottantes d’Uros.

Les îles Uros

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Ces îles artificielles sont faites de tourbe et de totora, une sorte de roseau. De même, toutes les habitations et mobiliers sont fabriqués à partir de ce roseau ! Lorsqu’on pose le pied sur l’île, la sensation rappel un waterbed, c’est très curieux.
A l’origine, ces îles ont été créées par les populations qui fuyaient l’envahisseur Incas. De nos jours, les gens qui y habitent, fuient les touristes ;-)

En fait non, c’est évidement le contraire. Les îles Uros sont avant tout une attraction pour les touristes. Un de ces lieux propices au débat sur les effets néfastes du sur-tourisme.

Malgré tout, cela reste quand même une excursion qu’on a trouvé intéressante et qui nous a bien plu.

Pour l’anecdote, l’épisode de « Chemin d’école, chemin de tous les dangers: le Pérou » est justement consacré aux enfants de ces îles qui peuvent faire jusqu’à 2 heures de canoé pour rejoindre leur salle de classe.

Cuzco

Une des bonnes surprises de l’Amérique du Sud contrairement à l’Asie, ce sont ses villes. Il n’est pas rare qu’elles aient un centre historique magnifique où il fait bon s’y promener. Et s’il n’y en avait qu’une à visiter ce serait Cuzco l’ancienne capitale des Incas.

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On est resté 10 jours dans la ville. Un record pour nous.

Pas uniquement parce qu’il y a pleins de trucs à faire mais aussi pour prendre le temps d’essayer de soigner un bobo à l’oreille qui me titille depuis pas mal de temps déjà. Faudrait que je fasse un article qui s’appellerait « j’ai fait le tour du monde des médecins et des oto-rhino ». Le plus étonnant dans ce tour dans le tour, c’est de constater qu’il n’y a qu’en France où il faut de 6 mois à 1 an pour voir un spécialiste. Apparemment, partout ailleurs on peut prendre un rendez-vous dans les 24 heures.

Bref, se poser 10 jours. C’était bien, c’était même trop bien comme disent les filles. Ça permet de se faire ses repas. Parce que la soupe au maïs, le poulet accompagné par du maïs et de la chicha (boisson à base …. de maïs), ça lasse.

Je suis dur, la gastronomie péruvienne est bonne et variée. Il faut juste trouver les restaurants qui apportent justement cette variété sinon … gare au retour du choclo (le nom de leur maïs à gros grain pas bon).

Pour en finir avec la parenthèse gastronomique.  A Cuzco, on s’est fait un des ses plaisirs que partagent tous les expat’. Une bonne raclette dans un des restos français. 3 mois qu’on fantasmait dessus. Parce que l’Amérique du Sud, on va dire que ses fromages nous ont pas franchement convaincu.

La vallée sacrée des Incas

Pendant ces 10 jours, on a passé notre doctorat es-culture inca. Au programme, l’incontournable, « c’est pas sorcier : spécial Incas« , pour passer le niveau 1, des musées pour le niveau 2, des visites de sites comme les magnifiques Pisac et Ollantaytambo pour le niveau 3. Tout ça avant de finir en beauté avec le site de Machu Picchu évidemment.

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Machu Picchu

Machu Picchu n’aurait pas été aussi incontournable, je ne sais pas si on l’aurait fait. Parce que la préparation est un peu prise de tête, que l’accès au site coûte 2 bras et qu’à ce stade du voyage, on en a un peu marre des expéditions compliquées à préparer.

M’enfin, après quelques heures de liaisons, nous voilà arrivés à Machu Picchu.

Ca a commencé doucement. Les premiers pas se font à visibilité 0 car le site est dans un nuage. A ce moment, le sourire sur la photo souvenir est un peu crispé.

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On passe ensuite les 2 premières heures, sous la pluie, avec un guide (francophone) qui nous apprend pleins de trucs intéressants. Zoé et Céline boivent les paroles du guide, Nina en a rien à secouer de ce que dit le guide, comme d’habitude, et moi je suis miné par le temps et je fais du boudin.

A la fin de la visite, le guide nous dit : « Tiens, la lumière a changé, il devrait faire beau maintenant ».

Je me disais, ‘t’es gentil mais on voit toujours pas à 3 mètres alors tu me redis un truc comme ça et je t’offre en sacrifice au dieu du soleil » (j’étais pas top-top de bonne humeur à ce moment là).

Après avoir dit au revoir à notre sympathique et compétent guide, on se pose pour manger notre Sanduche. Et là, miracle pendant le repas, sorti de nul part, le soleil arrive. Incroyable. Faut croire que notre guide était de la famille d’Esteban.

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Arequipa et le canyon de Colca

Au revoir les incas. Après une nuit dans un des bus classieux que propose le Pérou (siège inclinable à 180°, écran individuel, repas, toilette même pas bouchée, hôtesse… manquait que le système pour masser le dos comme en Indonésie), nous arrivons à Arequipa, la ville blanche.

En dehors de cette superbe ville, entourée par 3 volcans, l’attraction de la région est le canyon de Colca profond de 3400 m. Il offre sans surprise des panoramas monstrueux mais également la possibilité rare de voir de près des condors voler. Bref, une étape coup de cœur.

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Nazca

Après une nouvelle nuit de bus, on quitte la montagne pour revenir vers l’océan et le désert d’Attacama. On a longtemps hésité, mais on a fait une halte express pour voir les fameuses lignes de Nazca et grever ainsi un peu plus le budget (sic !). A travers cette visite, on apprend que ces lignes sont en fait des temples à ciel ouvert utilisés pour faire des sacrifices aux dieux afin de stopper la sécheresse. Dommage, c’était bien aussi la version avec les extra-terrestres.

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Huacachina

Dernière étape, totalement ludique, à Huacachina. La 2ème plus grande oasis de l’Attacama après San Pedro au Chili.

Ici, le désert d’Attacama délaisse un temps la pierre pour les dunes.

Un business d’excursions en buggy et de surf des sables (version couchée sur la planche cette fois) s’est mis en place. On croit au truc attrape touristes mais en fait on s’éclate bien. Le buggy va à fond dans les dunes. On comprend mieux la présence des harnais parce que ça secoue dans tous les sens. Émotions garanties.

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Bon, pour le côté, je me recueille dans le silence du désert par contre, faut passer son chemin.

Il est temps pour nous de rejoindre l’Equateur même si le Pérou avait encore bien des choses à offrir (Amazonie, Cordillère blanche, …). Une bien belle destination donc.

4 réflexions sur “Pérou (14 mars 2018 – 04 avril 2018)

    • Et ouaip. Ça faisait longtemps que j’étais pas monté dans un avion aussi petit. Ça bouge à chaque rafale de vent. Mal de mer presque assuré. Sauf pour un vieux loup comme toi😉

    • Salut les globe-trotteurs,
      Ça fait plaisir le petit coucou !
      J’ai lu votre article sur l’Amazonie et j’étais vert de jalousie 😁 Pas de jaguar pour nous, malheureusement, en Amazonie équatorienne.
      Pour les filles, je crois que leur meilleur souvenir du Pérou ce sera le buggy dans les dunes ! Je leur demanderai.

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